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Cette peinture Ă  l’huile de 119 × 165 cm a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e par Le Titien en 1538 et rentre dans le mouvement pictural Le ManiĂ©risme. RĂ©alisĂ©e Ă  Venise Ă  la demande du noble italien Guidobaldo II della Rovere, elle est aujourd'hui exposĂ©e Ă  la Galerie des Offices de Florence.

 

Pour ce nu, Le Titien s’inspire de La VĂ©nus endormie de Giorgione, peinte en 1510.


VĂ©nus, ou Aphrodite chez les grecs, est une figure de la mythologie romaine et reprĂ©sente la dĂ©esse de l’amour. A la pĂ©riode de la Renaissance, la figure de VĂ©nus se familiarise avec les Ɠuvres picturales devenant symbole de fĂ©minitĂ©, de beautĂ©, de fĂ©conditĂ© et de vie.

PrisĂ©e dĂšs la fin du Moyen-Âge, elle constitue un hĂ©ritage de l’AntiquitĂ© grĂ©co-romaine puisqu’elle est la seule femme nue reprĂ©sentĂ©e Ă  cette Ă©poque. Les nouvelles appropriations de son image laissent transparaĂźtre de nouvelles visions contemporaines sur les rapports au corps puisqu’elle fait objet d’opposition aux codes moraux de l’époque, en Ă©tant notamment incarnĂ©e en Marie Madeleine dans les scĂšnes religieuses, alors que les plus fervents chrĂ©tiens interprĂštent VĂ©nus comme une transgression morale par son association Ă  l’érotisme, la sexualitĂ© et la subversion dĂšs la Renaissance.

Il est donc naturel d’imaginer le scandale qui rĂ©sulte de cette Ɠuvre Ă  cette Ă©poque. CommandĂ©e par Guidobaldo Della Rovere, hĂ©riter du DuchĂ© d’Urbino et originaire d’une famille avec des figures papales telles que Francesco (Papa Sixte IV) ou Giuliano (Papa Jules II), dans le cadre de ses noces de mariage avec Giulia Varano - ĂągĂ©e que de 10 ans lors du mariage -, la toile prend des allures Ă©rotiques par sa VĂ©nus au regard franc, Ă  la position dĂ©contractĂ©e et aux doigts baladeurs, dans un environnement complĂštement intime et privĂ©. A l’inverse de la VĂ©nus endormie qui, elle, rejette plutĂŽt un sentiment d’innocence par le fait que le sujet isolĂ© dort pendant qu’il est peint, la VĂ©nus de Titien, elle, ne semble pas innocente et semble mĂȘme dĂ©jĂ  connaĂźtre les goĂ»ts du plaisir de la masturbation. Une scĂšne qui prendrait presque des allures libertines par la prĂ©sence des filles Ă  l’arriĂšre-plan, lui cherchant une tenue alors que le sujet est peint dans une telle position au mĂȘme moment.

Des allures qui seraient aujourd'hui jugées de misogynie, de sexisme ou de proxénétisme et qui auraient pris des dimensions disproportionnées si les réseaux sociaux avaient existé à cette époque.

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Le repas chez Levi est une huile sur toile de 555x1310cm rĂ©alisĂ©e par Paolo VĂ©ronĂšse en 1573. Aujourd'hui exposĂ©e Ă  la Galerie de l’AcadĂ©mie de Venise, elle appartient au courant pictural qu’est le ManiĂ©risme.

 

 

Cette scĂšne religieuse n’est nulle autre que la CĂšne, dernier repas de JĂ©sus Christ. Elle fait objet de crĂ©ation dans de multiples peintures - Ă©tant un des sujets traditionnels les plus prisĂ©s dans la peinture Ă  l’époque -, JĂ©sus toujours reprĂ©sentĂ© dans une auberge palestinienne accompagnĂ© de ses apĂŽtres.
Cette Ɠuvre est l’objet de la commande de religieux dominicains de l’Eglise Santi-Giovani e Paolo de Venise auprĂšs de VĂ©ronĂšse, afin de remplacer la CĂšne de Titien malheureusement dĂ©truite dans l’incendie du rĂ©fectoire de l’église.

Dans un climat d’une grande violence oĂč les normes s’apprĂȘtent Ă  basculer, la censure devient un moyen trĂšs important dans le contrĂŽle de la pensĂ©e et Dieu seul sait qu’à cette Ă©poque de l’histoire oĂč la foi est fondement de TOUT, la religion ne peut ABSOLUMENT PAS faire objet de rĂ©interprĂ©tation propre, dictĂ©e par ces trĂšs cĂ©lĂšbres ancien et nouveau testament. De ce fait, la reprĂ©sentation du repas ultime de JĂ©sus vĂȘtu de ce qu’il y a de mieux au milieu du 16e siĂšcle, d’une attitude complĂštement indiffĂ©rente - alors qu’il s’agit du jour prĂ©cĂ©dant sa crucifixion et en est conscient -, entourĂ©s de buveurs, d’hallebardiers, de noirs, de turques enrubannĂ©s et d’une colombe reprĂ©sentant le Saint-Esprit revisitĂ© en perroquet provoque le scandale et son Ɠuvre est jugĂ©e profane.

Alors que VĂ©ronĂšse est attachĂ© et respecte les principes catholiques, il rĂ©pond Ă  cette commande en prĂ©sentant JĂ©sus accompagnĂ© de serviteurs et “membres du personnel” dans un riche palais au dĂ©cor architectural classique. A cette Ă©poque et en cette pĂ©riode difficile d’Inquisition, les sujets religieux bĂ©nĂ©ficient d’un encadrement moral et esthĂ©tique trĂšs structurĂ© et n’importe qui ne peut s’exĂ©cuter Ă  la reprĂ©sentation d’un membre fondateur de la foi chrĂ©tienne: Marie est toujours vĂȘtue d’une robe bleue, JĂ©sus est toujours illustrĂ© dans une souffrance qui se veut la plus rĂ©aliste possible selon les courants, les dĂ©cors et accessoires sont modestes et accessibles, les apĂŽtres font trĂšs souvent partie des figurants, ... et pas question de mĂ©langer les genres sociaux.

 

En pĂ©riode de conflit entre les fidĂšles et les rĂ©formĂ©s, Paolo fera trĂšs rapidement objet d’un jugement au tribunal oĂč il devra, aux inquisiteurs, des explications sur ses intentions et ses convictions.

Il sera exigĂ© Ă  VĂ©ronĂšse de modifier son tableau pour lequel il ne changea absolument rien, si ce n’est son titre passant ainsi de La CĂšne au Repas chez Levi - nom hĂ©breu de Saint-Matthieu qui, selon l’évangile, organisa un grand festin dans sa maison.

A L Y S S O N   B R O C H A R D

 

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Cette peinture Ă  l’huile de 119 × 165 cm a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e
par Le Titien en 1538 et rentre dans le mouvement
pictural Le Maniérisme. Réalisée à Venise à la
demande du noble italien Guidobaldo II della Rovere,
elle est aujourd'hui exposée à la
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de Florence.

 

Pour ce nu, Le Titien s’inspire de La VĂ©nus endormie
de Giorgione
, peinte en 1510.